Personne n'atil vu Kostaki .demanda Smérande, Le vatar, ou majordome, s'informa autour de lui. Vers sept heures, ditil, le comte a été aux écuries, a sellé son cheval luimême, et estparti par la route de Hango. En ce moment, mes yeux rencontrèrent les yeux de Grégoriska. Je ne sais si c'était une réalité ou une hallucination, il mesembla qu'il avait une goutte de sang au milieu du front. Je portai lentement mon doigt à mon propre front, indiquant l'endroit où je croyais voir cettetache, Grégoriska me comprit . il prit son mouchoir et s'essuya. solde lacoste, XIV LES DEUX FRÈRES. 141 Page 145 Les mille et un fantomes Oui, oui, murmura Smérande,il aura rencontré quelque ours, quelque loup, qu'il se sera amusé à poursuivre, Voilà pourquoi un enfant fait attendre sa mère, Où l'avezvous laissé,Grégoriska . dites. Ma mère, répondit Grégoriska d'une voix émue, mais assurée, mon frère et moi ne sommes pas sortis ensemble, C'est bien , dit Smérande,Que l'on serve, que l'on se mette à table et que l'on ferme les portes . ceux qui seront dehors coucheront dehors. Les deux premières parties de cet ordrefurent exécutées à la lettre, Smérande prit sa place, Grégoriska s'assit à sa droite, et moi à sa gauche, Puis les serviteurs sortirent pour accomplir latroisième, c'estàdire pour fermer les portes du château. En ce moment, on entendit un grand bruit dans la cour, et un valet tout effaré entra dans la salleen disant . polo lacoste pas cher Princesse, le cheval du comte Kostaki vient de rentrer dans la cour, seul, et tout couvert de sang. Oh , murmura Smérande en se dressant pâle etmenaçante, c'est ainsi qu'est rentré un soir le cheval de son père, Je jetai les yeux sur Grégoriska . il n'était plus pâle, il était livide, En effet, lecheval du comte Koproli était rentré un soir dans la cour du château, tout couvert de sang, et, une heure après, les serviteurs avaient retrouvé et rapportéle corps couvert de blessures. Smérande prit une torche des mains d'un des valets, s'avança vers la porte, l'ouvrit et descendit dans la cour. Le cheval,tout effaré, était contenu, malgré lui, par les trois ou quatre serviteurs qui unissaient leurs efforts pour l'apaiser. Smérande s'avança vers l'animal,regarda le sang qui tachait sa selle et reconnut une blessure au haut de son front.Kostaki a été tué en face, ditelle, en duel et par un seul ennemi.